Lundi, 15 juillet 2024

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Elle se bat avec un Grand-Duc qui est entré dans la maison pour achever son chien blessé à plusieurs endroits

Jean Tremblay
Le 14 février 2023 — Modifié à 05 h 31 min le 14 février 2023
Par Jean Tremblay - Journaliste

Caroline Guay va se souvenir longtemps de l’attaque d’un Grand-Duc sur Léo son chien chihuahua de quatre livres. Après l’avoir attaqué à l’extérieur, l’oiseau de proie est entré dans la maison pour tenter d’achever sa victime pour repartir avec son butin.

Le fil de l’événement qui s’est produit le mardi 31 janvier s’est joué en moins de cinq minutes lorsque le chasseur nocturne, à la tombée du jour, a repéré sa proie.

« Il était 18h30. Léo voulait sortir pour faire ses besoins. Il faisait très froid. Après peu de temps, j’ai entendu crier à l’extérieur comme un bébé qui pleure. J’ai ouvert la porte et c’est là que le film d’horreur a débuté », explique Caroline Guay, une résidente du boulevard Auclair à Saint-Félicien.

Le Grand-Duc était en train d’égorger son chien avec ses deux pattes munies chacune de trois griffes fortes et acérées.

Enragée comme une maman ourse

« J’étais comme une maman ours avec ses bébés. J’ai sauté sur le Grand-Duc pour qu’il lâche mon chien. Après lui avoir enlevé ses pattes agrippées sur le cou de Léo je l’ai garroché, au bout de mes bras, une première fois. »

« Par la suite l’oiseau qui ne voulait rien savoir nous a suivis à l’intérieur. Il s’est enfargé dans le tapis. Pendant que je tenais mon chien ensanglanté, j’ai attrapé l’oiseau par une patte et je l’ai tiré de nouveau dehors dans les barreaux du garde extérieur. »

Caroline Guay se trouve chanceuse de ne pas avoir été attaquée par le hibou.

« Il aurait pu me crever un œil », explique-t-elle.

Multiples lacérations

Même « sonné » par les altercations, l’oiseau ne s’est pas enfui.

« Il est demeuré sur place en nous regardant. Mon fils voulait sortir avec un bâton de baseball pour s’en occuper. Je n’ai pas voulu qu’il le fasse. »

Le lendemain de l’événement, un vétérinaire a vérifié l’état des blessures de Léo.

« Il avait des trous partout. Une sur le crâne, dans le cou près de son artère sanguine et au milieu du front. Finalement, il s’en est bien sorti. »

Un lièvre près de la maison

Selon Caroline Guay la présence d’un Grand-Duc dans ce secteur résidentiel situé aux abords de la route régionale 169 s’explique peut-être par la présence d’une autre proie potentielle qui circule sur son terrain.

« De temps à autre, je vois un lièvre qui se promène. L’oiseau devait le savoir et en voyant Léo qui a la même grosseur il a décidé de l’attaquer. Si je n’avais pas réagi aussi vite probablement qu’il aurait agrippé le chien pour l’emporter avec lui », conclut celle qui n’ose plus sortir son chien sans l’accompagner.

 

 

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