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François Carrier tournera la page sur 30 ans de plaisir en plein air

Yohann Harvey Simard
Le 07 juin 2023 — Modifié à 02 h 15 min le 07 juin 2023
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

L’an prochain, François Carrier ne raccrochera pas seulement ses patins, mais bien son vélo de montagne, son kayak, ses skis, ses chaussures d’escalade et même ses palmes. Après 30 ans de carrière, l’heure de la retraite a sonné pour le professeur d’éducation physique du Pavillon Wilbrod-Dufour (PWD).

François Carrier tournera la page sur une vie professionnelle bien remplie, ou plutôt sur « 30 ans de plaisir », comme il le dit. En effet, le professeur de niveau secondaire fait partie des rares chanceux qui ont pu trouver un métier dont l’exercice ne représente pas une corvée pour eux. Au contraire, lance-t-il avec reconnaissance, « je n’ai jamais travaillé, je m’amusais! ».

Plein air

François Carrier commence sa carrière dans l’enseignement en 1993 au PWD, où il est d’abord embauché comme entraîneur de football et de volleyball. La même année, le mordu de sports extérieurs met sur pied le Club plein air, qui offre la possibilité aux élèves de participer à des activités parascolaires en plein air.

Au tournant des années 2000, on lui propose de faire de son club une option sportive à part entière, ce qu’il accepte sans hésiter. Encore peu répandu dans les écoles du Québec à ce moment, le « plein air » était né au PWD. Dès son intégration au cursus officiel, l’option attire près de 150 jeunes. Et vingt-deux ans plus tard, la popularité du plein air ne se dément pas.

« Si ça existe encore, c’est parce qu’il y a de la demande! », se réjouit celui qui a consacré une bonne partie de sa carrière à peaufiner le programme. François Carrier a notamment multiplié les levées de fonds en vue de faire l’acquisition d’équipements. Aujourd’hui, l’option plein air dispose d’un attirail estimé à plus de 160 000 $.

Unique en son genre

L’option plein air se distingue des autres disciplines sportives offertes dans les écoles, notamment par la grande variété d’activités qu’elle inclue.

Parfois équipés d’un harnais, parfois à bord d’un canot, chaque année, les élèves partent à l’aventure. Aventures lors desquelles, outre des compétences physiques, ils acquièrent de précieuses connaissances, comme les règles de survie en nature ou comment prodiguer les premiers soins.

François Carrier renchérit, affirmant que le plein air contribue également au renforcement de certaines valeurs, telles que l’entraide et le savoir-vivre en communauté.

« Quand les élèves passent trois jours les uns avec autres, ils apprennent rapidement à se comporter de façon à ne pas déranger les autres », a pu constater le professeur.

Entre autres, l’option plein air comprend des sorties à vélo, en kayak de mer, des sorties d’escalade sur roche et sur glace, de spéléologie ou encore de randonnée pédestre. Elle constitue par ailleurs une alternative pour les élèves qui ne sont pas portés vers la compétition. En plein air, se substitue à la victoire le dépassement de soi, résume François Carrier.

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