Actualités

Temps de lecture : 1 min 40 s

Mise en demeure envoyée à Rio Tinto  

Des riverains lésés par une clôture  

Yohann Harvey Simard
Le 11 juillet 2024 — Modifié à 14 h 49 min le 10 juillet 2024
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Dans une mise en demeure, des riverains de Saint-Henri-de-Taillon demandent à Rio Tinto de retirer une clôture de sécurité de leur plage « dans les plus brefs délais ». La multinationale a finalement décidé de se ranger aux arguments et va retirer les installations. 

La clôture a été mise en place par la multinationale à la mi-mai à la suite d’une opération de rechargement de la plage. Pour des raisons de sécurité, elle y bloque le passage à l’intérieur d’une zone où il y a des risques de « boulance », un phénomène s’apparentant à des sables mouvants.  

La boulance se traduit par un effondrement subit du sol, ce qui peut entraîner des blessures lorsque par exemple, un marcheur voit soudainement sa jambe s’enfoncer dans le sable. C’est d’ailleurs arrivé à Claude Coudé, l’un des propriétaires riverains concernés. « Je me suis retrouvé avec du sable jusqu’au milieu de la cuisse! », dit-il. 

Solution inadéquate 

À ce titre, les riverains n’ont jamais nié le danger de la zone circonscrite par la clôture, mais jugent qu’il s’agit d’une solution invasive et inadéquate.  

« Le problème, c’est que c’est une solution drastique et coercitive. C’est abusif. Ça nous emprisonne et ça donne juste le goût de passer au travers. Ça ne va pas du tout chercher la collaboration des citoyens et le sens des responsabilités.  En plus, toutes les personnes qui marchent sur la plage, elles, elles passent là quand même. On ne peut qu’en déduire que la clôture ne sert pas le but visé, soit la sécurité de tous », plaide Marlène Lemieux, la conjointe de Claude Coudé.  

Mise en demeure 

Le 5 juin, environ trois semaines après la pose de la clôture, 11 propriétaires riverains ont demandé à Rio Tinto de retirer clôture. Une demande à laquelle l’entreprise n’a toutefois pas accédé, expliquant que des analyses du sol avaient révélé que la zone n’était pas encore sécuritaire.  

À bout de patience, au début de juillet, les riverains ont fait parvenir une mise en demeure à la multinationale afin que la clôture disparaisse.  

Des pancartes indiquant de façon plus ciblée les zones à éviter pourraient notamment être installées à la place, estime Marlène Lemieux.  

« Considérant que plein de monde circule librement à l’intérieur de la zone, nous sommes en droit de nous demander par quelle logique nous devrions être les seuls pénalisés. Nous nous sentons lésés dans nos droits pour un accès convivial au lac, et la clôture représente une perte de jouissance considérable de nos propriétés. » 

 

 

RECOMMANDÉS POUR VOUS


Publié le 13 mars 2026

Hausse de l’engouement pour les formations à la chasse

Sécurité nature, la filiale éducative de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs (FédéCP), dresse un bilan particulièrement positif de l’année 2025 pour le Saguenay–Lac-Saint-Jean. Au total, 3 931 personnes de la région ont suivi une formation de Sécurité nature, ce qui représente environ 6,4 % de l’ensemble des participants inscrits ...

Publié le 13 mars 2026

Nouvelles règles de pêche dans la rivière Saguenay

Le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs a annoncé d’importants changements à la réglementation entourant la pêche sportive dans la rivière Saguenay. Les nouvelles mesures entreront en vigueur dès la prochaine saison de pêche et toucheront toutes les espèces à l’exception de la ...

Publié le 13 mars 2026

Le Carrefour jeunesse emploi de Lac-Saint-Jean-Est fait peau neuve

Les jeunes de Lac-Saint-Jean-Est qui souhaitent entamer une démarche en employabilité sont mieux accueillis que jamais grâce aux nouveaux locaux du Carrefour jeunesse emploi (CJE) La Bivoie, maintenant situés dans l’ancienne Caisse d'économie Desjardins de la Métallurgie et des Produits forestiers au centre-ville d’Alma. En effet, le CJE de ...

Abonnez-vous à nos infolettres

CONSULTEZ NOS ARCHIVES