Selon des données récentes, le nombre de personnes en situation d’itinérance a bondi de 20 % à l’échelle provinciale. Le phénomène est particulièrement marqué au Saguenay–Lac-Saint-Jean, où la hausse atteint 51 %, ce qui représente environ une centaine de personnes supplémentaires.
Devant cette augmentation, le député des Îles-de-la-Madeleine et porte-parole du Parti Québécois (PQ) en matière de Services sociaux, Joël Arseneau, a réitéré la volonté de sa formation politique de faire de la lutte à l’itinérance une priorité.
« C’est une crise sociale sans précédent qui demande des actions concrètes et de grande ampleur. On ne peut pas laisser la situation se dégrader ainsi. On doit renverser la tendance et, pour faire ceci, il faut agir en amont, en prévention, si on veut freiner l’augmentation. », a-t-il expliqué.
Selon le député péquiste, la perte de logement constitue le principal facteur expliquant la progression rapide de l’itinérance au Québec. Pour freiner cette tendance, celui-ci soutient qu’il est impératif d’agir en amont.
Dans cette optique, le PQ promet, s’il forme le prochain gouvernement à l’issue de l’élection du 5 octobre, de mettre œuvre des programmes semblables à ceux déployés à Houston et en Finlande. Ces approches misent sur l’accès rapide à un logement stable, combiné à des services de santé et de services sociaux, ainsi qu’à des initiatives en matière de prévention, d’éducation, de réinsertion sociale et de cohabitation. Le PQ s’engage également à développer des « modèles innovants » de logements hors marché avec accompagnement communautaire, en étroite collaboration avec les organismes du milieu.
« La crise de l’itinérance a de multiples facettes, c’est pourquoi on doit agir sur plusieurs fronts. Un gouvernement du Parti Québécois mettra en œuvre plusieurs mesures pour répondre aux causes profondes de l’itinérance, telles qu’un soutien communautaire renforcé, des services de santé et sociaux adaptés aux réalités des personnes en situation d’itinérance et la limitation de la judiciarisation, dans la mesure du possible. », conclut Joël Arseneau.