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La petite et grande histoire d’Almatoit

Le 24 juin 2022 — Modifié à 10 h 57 min le 27 juin 2022
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Indéfectible témoin des époques, le gîte Almatoit s’apparente à un véritable musée. Mais derrière la grande histoire de la maison patrimoniale se cache également la plus petite, mais non moins surprenante, d’Aurélie Marchand et de Vincent Melet.

Passionné de voyage et amoureux des grands espaces, le couple quitte la France pour le Lac-Saint-Jean en 2012, avec pour seuls bagages, quelques valises et un rêve : être propriétaires de leur propre gîte et y fonder une famille.

Lorsqu’il débarque à l’aéroport de Montréal, le tandem n’a en poche qu’une réservation de deux nuits dans un hôtel de la métropole. Leur nouvelle vie, Aurélie Marchand et Vincent Melet vont l’improviser.

Ayant constaté qu’au « nord du lac, ça manquait d’établissements touristiques », ils s’établissent d’abord à Dolbeau-Mistassini.

Sitôt arrivés, ils se mettent à la recherche de leur gîte, mais ne trouveront rien qui convienne à leurs besoins.

C’est alors qu’en 2013, une agente du Centre Local de Développement leur fait part d’Almatoit, récemment mis en vente par son propriétaire de l’époque.

« On a tout de suite eu un énorme coup de cœur! », raconte Aurélie Marchand, qui était tombée sous le charme de la demeure patrimoniale et de son vaste terrain où abonde la végétation.

« Dans la même semaine, on achetait le gîte, on déménageait de Dolbeau-Mistassini, et on donnait naissance à notre aîné! »

Deux ans plus tard, la famille accueillera son quatrième membre, Éloïse Melet, la petite sœur de Lucas Melet. Leur rêve, Aurélie Marchand et Vincent Melet en avaient fait une réalité.

Courtoisie Josianne Harvey Photographie

La famille Marchand-Melet a fait d’Almatoit son foyer et du Lac-Saint-Jean sa terre d’accueil, d’où elle ne partira pas de sitôt.

L’institution

Toujours est-il que la demeure de la rue Price Ouest était foisonnante de vie bien avant d’héberger la famille Melet-Marchand.

Figurant parmi les plus vieilles résidences du quartier Naudville, elle est érigée par un agriculteur en 1905.

Albert-Georges Naud, considéré comme l’un des fondateurs d’Alma, en fera ensuite l’acquisition en 1927.

L’homme d’affaires, qui deviendra le premier maire de Naudville en 1943, passe l’arme à gauche en 1959, après quoi la maison sera reprise par deux de ses enfants qui l’entretiendront pendant des décennies en conservant le cachet qu’on lui connaît aujourd’hui, selon le Service d’aide-conseil en rénovation patrimoniale (SARP).

D’ailleurs, ce cachet est « non négociable », affirme Aurélie Marchand.

En l’espace de dix ans, elle et son conjoint ont investi plus de 200 000$ dans la rénovation de la résidence, travaux qu’ils ont effectués avec l’aide de la SARP afin de ne pas dénaturer les lieux.

Le couple a même été en mesure de conserver certains des biens de la famille Naud, notamment le piano d’Albert-Georges Naud lui-même.

Courtoisie Jason Turner.

Fût un temps où c’est Albert-Georges Naud qui pianotait ici.

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