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Anxieux, les agriculteurs d’ici doivent faire appel à des intervenantes de l’extérieur

Yohann Harvey Simard
Le 01 juillet 2022 — Modifié à 16 h 55 min le 01 juillet 2022
Par Yohann Harvey Simard - Journaliste de l'Initiative de journalisme local

Anxieux, les agriculteurs d’ici doivent faire appel à des intervenantes de l’extérieur

Les producteurs agricoles du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont privés de leur travailleuse de rang depuis le départ en congé maladie de celle-ci à l’automne dernier. Une situation malencontreuse alors que les agriculteurs traversent une période particulièrement éprouvante.

C’est que nombre d’entre eux n’ont pas été en mesure de procéder à leur ensemencement en raison de l’accumulation d’eau dans les champs. Ce qui pour plusieurs producteurs est synonyme de lourdes pertes financières et d’anxiété.

« C’est une situation exceptionnelle. C’est sûr qu’il a plusieurs producteurs qui ne trouvent vraiment pas ça rose », affirme Lise Tremblay, directrice régionale de L’Union des producteurs agricoles (UPA).

D’ici le retour de leur travailleuse de rang qui devrait se faire au cours des prochaines semaines, les producteurs agricoles de la région vivant de la détresse doivent s’en remettre à des intervenantes de l’extérieur afin d’obtenir un soutien psychologique.

« On fait affaire avec la maison Au cœur des familles agricoles (ACFA) à Saint-Hyacinthe. Ils offrent quand même le service, mais ce sont des travailleuses de rangs d’autres régions qui prennent le relais. »

Or, selon Mario Théberge, président de l’UPA Saguenay-Lac-Saint-Jean, il ne s’agit pas d’un scénario idéal.

« Ce n’est pour ça qu’on s’était engagés. On s’était engagés pour du soutien et des visites en personne. Quand tu vois un psychologue, tu vas le visiter. Il ne fait pas juste t’appeler pour te demander ce qui ne va pas. Le soutien, c’est physique », rappelle-t-il, ajoutant que « ça n’aide pas ses producteurs ».

Lise Tremblay laisse entendre que la maison ACFA est actuellement « à la recherche de solutions ». On ne semble cependant pas envisager le remplacement temporaire de la travailleuse de rang attitrée au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Demandes d’aide financière

Depuis deux semaines, plus d’une cinquantaine de producteurs agricoles de la région ont déposé un avis de dommages à la Financière agricole du Québec.

« Mais on sait qu’il y a en a beaucoup plus que ça qui sont touchés. La semaine passée, on a aussi envoyé une lettre à nos députés et au ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation pour réclamer à la fois un comité de suivi et un programme ad hoc pour compenser ce qui n’est pas supporté par les programmes existants », affirme Lise Tremblay.

 

 

 

 

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