Le Regroupement des locataires des Terres publiques (RLTP) tente de dénouer l’impasse entourant le projet de règlement du gouvernement Legault qui prévoit une hausse importante des loyers de villégiature à compter de janvier 2026.
L’organisme, qui regroupe des milliers de détenteurs de baux au Québec, demande au ministère des Ressources naturelles et des Forêts (MRNF) d’adopter une approche plus graduelle.
Selon le projet du gouvernement, les baux au tarif minimal passeraient de 343 $ à 500 $, soit une augmentation d’environ 50 %. Une telle hausse toucherait 27 000 des 40 000 détenteurs de baux au Québec, principalement des villégiateurs possédant de petits chalets ou des camps sur les terres publiques en région. Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, on compte environ 10 000 baux, dont près de la moitié seraient affectés.
Le président du RLTP, Arthur Fortin, déplore le caractère soudain de cette mesure.
« Cette hausse est trop drastique et soudaine. Si on commence à jouer avec ces valeurs d’année en année, on n’aura aucune garantie sur les prix dans le futur. Il y a toujours eu des augmentations, mais ça augmentait selon l’inflation. Là, c’est une trop grosse augmentation d’un seul coup, ce qui est inacceptable », explique-t-il.
Une proposition de compromis
Dans un mémoire déposé à la suite d’une rencontre avec le MRNF, le RLTP suggère d’étaler l’augmentation sur trois ans plutôt que de l’imposer en une seule fois. L’organisme demande également au gouvernement de s’engager à ne pas apporter d’autres ajustements aux tarifs minimums au cours des cinq prochaines années afin de donner plus de prévisibilité aux villégiateurs.
« Le MRNF devrait nous accorder ce compromis, plus respectueux des villégiateurs, car il permet de ramener à des niveaux réalistes les ajustements des tarifs minimums », soutient le RLTP.
De l’écoute, mais pas encore de décision
Lors de la rencontre tenue avec des représentants du ministère, le RLTP affirme avoir senti une certaine ouverture. Le MRNF a invité l’organisme à préciser ses demandes et à les déposer officiellement dans les délais fixés par la Gazette officielle, soit avant le 22 août.
Pour le moment, aucune réponse officielle n’a été donnée par le ministère quant à la possibilité d’accepter ce compromis.