La société d’exploration minière Arianne Phosphate s’intéresse à un site appartenant à l’entreprise Énergie Milot, à Saint-Ludger-de-Milot, afin d’y implanter une usine de démonstration, rapporte Radio-Canada.
Ce projet s’inscrit dans la stratégie de l’entreprise visant à lancer la production d’acide phosphorique, une étape jugée essentielle pour amorcer à terme l’exploitation de son gisement du lac à Paul, situé à environ 200 kilomètres au nord du Saguenay–Lac-Saint-Jean et accessible par le chemin des Passes-Dangereuses, au nord de Saint-Ludger-de-Milot.
Bien qu’Arianne Phosphate ait déjà complété l’ensemble des démarches environnementales requises pour l’exploitation de sa mine, le projet demeure tributaire de l’obtention de partenaires financiers. Le développement de cette mine d’apatite pourrait nécessiter des investissements dépassant 2,3 milliards de dollars.
Afin de franchir une nouvelle étape, l’entreprise souhaite mettre sur pied une production d’acide phosphorique à l’échelle de la démonstration. Cette initiative permettrait de produire des échantillons destinés à de potentiels clients, notamment dans le secteur des batteries et des engrais agricoles. L’entreprise estime avoir identifié à Saint-Ludger-de-Milot le site idéal pour accueillir cette usine pilote.
Toutefois, avant d’aller de l’avant, Arianne Phosphate devra obtenir de nouvelles autorisations environnementales et conclure un bail avec Énergie Milot, une filiale de la Coopérative forestière de Petit-Paris, qui a cessé ses activités le 18 octobre 2024.
La société souhaiterait que la mise en place de l’usine de démonstration se concrétise au cours de la prochaine année. Bien qu’elle attende toujours une estimation précise des coûts de construction, Arianne Phosphate prévoit un investissement de plusieurs millions de dollars. Dans ce contexte, des discussions sont en cours avec les différents paliers de gouvernement afin de trouver des partenaires financiers pour soutenir le projet.